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Edito : 2018, Femmes et Espace public


Sous une apparente mixité Femmes-Hommes, l’Espace public est loin d’être égalitaire, à l’image d’une société encore profondément patriarcale.

Fidèle à sa vocation, Impulsions Femmes, association culturelle féministe, a donc choisi comme nouvelle thématique « Femmes et Espace public »

Villes, territoires ruraux, quartiers, espaces péri-urbains,… les Femmes doivent occuper l’Espace public du bassin niortais et toute l’année !

Impulsions Femmes propose une version revisitée de son Festival grâce à une Caravane itinérante proposant de nombreux événements : concerts, lectures, expositions, soirées cinéma / débats, conférences... qui se succèdent au gré des mois, disséminés sur notre territoire.

 Pourquoi cette thématique militante ?

Comme le géographe Yves Raibaud, nous constatons que « La Ville est faite par et pour les hommes ». Et l’expérience de la Ville n’est pas la même que l’on soit un homme ou une femme : les hommes occupent l’Espace public, les femmes le traversent !

 Quelques chiffres et données…parmi d’autres :

  • 100 % des utilisatrices des transports en commun interrogées ont subi au moins une fois dans leur vie des violences sexistes et sexuelles
  • 82 % des Françaises de moins de 17 ans ont été victimes de harcèlement de rue
  • 75 % des budgets publics destinés aux loisirs profitent aux garçons : skate-parks, city-stades, street art, maisons des Jeunes,…
  • 75 % des dépenses publiques concernant les équipements sportifs bénéficient aux garçons (ex : le terrain de basket « Niort Plage » à la Brèche a été fréquenté pendant l’été 2017 par 99 % de garçons/hommes)
  • 40 % des sans-abris sont des femmes : elles sont invisibles et particulièrement exposées aux violences notamment sexuelles
  • 2 % des rues portent des noms de femmes (sans parler des noms d’établissements scolaires, de stations de métro, des statues,…)

Dès la cour de récréation, la répartition de l’espace entre filles et garçons est inégalitaire. Les conseils de quartiers entre élu.e.s et urbanistes sont souvent exclusivement masculins. L’égalité de genre est absente des cursus d’urbanisme et d’architecture.

Et l’avenir sera-t-il meilleur ? Pas si sûr : la Ville Durable creuse les inégalités ! On pourrait continuer longtemps cette litanie funeste...

Quelques conséquences de ces inégalités 

Les parents apprennent très tôt aux filles que l’Espace public est dangereux pour elles et les confortent ainsi dans un sentiment d’insécurité. L’entrée dans l’adolescence marque donc pour les filles une forme de retrait de l’Espace public qui s’associe à une relégation à l’espace privé. Filles et femmes développent également des techniques d’évitement et de contournement (le soir et la nuit notamment).

Hélas, la plupart des hommes et certaines femmes également ignorent ce problème qui leur est invisible. 
Et les femmes ne relèvent pas une situation si ancrée qu’elle en est devenue « normale ». 

Les choses bougent enfin !

Depuis peu, géographes, urbanistes, élu.e.s, sociologues, associations, citoyen.ne.s… s’intéressent à la question de la place des femmes dans l’Espace public et se mobilisent pour travailler sur l’environnement et rendre les espaces publics plus accueillants et plus égalitaires (via des marches sensibles par exemple)
 
L’utilisation des squares, des bancs, des vélos, des jardins partagés, des équipements sportifs,…est analysée sous l’angle de l’Egalité Femmes-Hommes. Les politiques publiques et budgétaires commencent à intégrer la dimension de l’Egalité Femmes-Hommes (Cf Gender Budgeting ou budget sensible au genre).

En octobre 2016, la Mairie de Paris publie un guide « Genre et Espace public » à destination des urbanistes. Ces directives ont été intégrées au cahier des charges du projet de réaménagement de 7 grandes places parisiennes via une « clause de genre ». Dans le même esprit, le Conseil de Paris décide en mars 2017 d’interdire les publicités sexistes des supports municipaux d’affichage publicitaire.

Impulsions Femmes salue ces démarches positives pour équilibrer les rapports de genre en ville. Et puis la parole des femmes se libèrent dans le monde entier après des millénaires de domination masculine et de contrôle du corps féminin !

ð  Impulsions Femmes se réjouit de ces évolutions et apporte sa contribution à cette lutte essentielle loin d’être achevée. Pour faire évoluer les mentalités, pour impulser et nourrir des débats, pour proposer des actions militantes et culturelles et rendre les femmes visibles en toute liberté et sécurité dans l’Espace public.

Nous agissons, comme à notre habitude, en partenariat avec les pouvoirs publics, les collectivités locales, les associations, les artistes, les entreprises, les citoyen.ne.s,… La bienveillance collective et la mixité égalitaire dans l’Espace public sont des remparts contre les  Violences.

L’Egalité Femmes-Hommes dans l’Espace public est un combat collectif, exaltant et de longue haleine : rejoignez-nous et unissons nos forces !

Bénédicte Brandet, Présidente, et toute l’équipe d’Impulsions Femmes

Table ronde sur les mutilations sexuelles

Retour sur la conférence du 9 novembre au Moulin du Roc à Niort

 

Cette conférence aura été menée par Impulsions Femmes en partenariat avec l'association les Orchidées Rouges de la région de Bordeaux et avec la participation de Mme la Médecin Cheffe Ghada Hatem-Gantzer de la Maison des Femmes à St Denis.

Mme Hatem nous a apporté les informations suivantes: 14% des femmes de ses consultations qui accouchent sont excisées.

Le film « Dounia « sorti en 2005 en faisant scandale, racontant l'histoire d' une danseuse égyptienne l'a profondément marquée et incité à monter son projet avec la Maison des Femmes.
Il s'agit d 'un planning familial d'un genre nouveau, c'est à dire un endroit où les femmes n'ont pas l'impression d'aller à l'hôpital mais un endroit où elles ont une prise en charge globale et coordonnée. En effet il y a 3 unités : une unité Planning, une unité Violences, une unité Mutilations. Ces unités communiquent entre elles , il est important de coordonner ces femmes dans les différents aspects.

Si elle devait lancer un message , ce serait de renouveler ce genre de structure sur tout le territoire.
Mme Hatem effectue de la chirurgie réparatrice mais comme l'explique le livre de Marie-Jo Bourdin « les blanches ne sont pas frigides », la chirurgie réparatrice doit être placée à sa juste place, elle ne suffit pas à elle seule à reconstruire les femmes. Les femmes excisées peuvent avoir du plaisir donc pas forcément besoin de toutes les opérer. C'est à elles de décider.
Elle insiste sur un vrai combat urgent à mener : protéger la prochaine génération.

Ces propos sont confirmés par l'expérience personnelle de Mme Claire Moraldo, Présidente des Orchidées Rouges (région de Bordeaux). Originaire de Côte d'Ivoire, elle a été excisée par sa tante, ce qui a eu un impact sur sa vie de femme : elle pensait être « normale » jusqu'à son premier rapport sexuel avec un blanc. Cela a créé de l'appréhension chez elle mais ensuite elle s'est fait reconstruire et cela l'a soulagée, elle a pu dire qu'elle avait été excisée ; à partir de ce moment et elle s'est sentie réellement femme. Elle a aussi participé à un groupe de paroles et par la suite elle a monté son association pour aider les femmes par la parole et les aider à être autonomes économiquement.
Son association a le projet de monter un événement début 2018 pour mettre en scène des femmes victimes de violences et des groupes de paroles vont être mis en place aussi. Autre projet : une conférence avec le docteur Foldes sur sa technique de reconstruction.

Ensuite Magaly Ghanem, coprésidente du Planning Familial départemental est intervenue sur les problématiques locales.

Un débat fort émouvant et enrichissant, un seul regret que les participant.e.s n'aient pas été plus nombreux.ses.
A noter toutefois la participation de Mme Duvignau, déléguée départementale droits des femmes et nous l'en remercions.

Retour en images

Retour en image de la semaine de l’égalité à Frontenay Rohan-Rohan, première édition du Printemps de l’égalité.

Nous avons proposé différents outils culturels durant ces deux semaines destinés à tous les types de publics.
Des nouveaux outils ont été montrés au public à l’occasion comme l’exposition « Mâle-Femelle ou la manipulation des corps », la première du théâtre-forum « CV-Constructions variables » dénonçant les inégalités dans le monde professionnel.

Des valeurs sûres ont été rejouées comme le « Cabaret en tous genres », la lecture publique de « Syngué Sabour » afin de permettre à certain-e-s de re-découvrir ces créations qui abordent les constructions culturelles du masculin/féminin dans différentes sociétés sur des tons sensiblement différents.

En partenariat avec la bibliothèque de Frontenay Rohan-Rohan, l’atelier lecture a été présenté aux enfants et aux parents avec de nouveaux ouvrages fiancés par la Fondation CEAPC et l’Union Européenne.

Une expérience riche en échange, débat, des jours de convivialité, de bonne humeur tout en réfléchissant à créer une culture de l’égalité des sexes.
Une expérience qui est amenée à se répéter en 2015 dans à Frontenay Rohan-Rohan et d’autres communes de la ruralité.

2014-10-08 21.03.41 v  2014-10-08 21.55.52 v  2014-10-10 20.59.39 v  2014-10-10 21.27.46 v  2014-10-10 22.00.23 v

Lutte contre les violences

Du 21 novembre au 3 décembre, Impulsions Femmes se mobilise !!


Impulsions Femmes présente avec ses partenaires : 
  • le 21 novembre à 20 heures : lecture de Singué Sabour, Maisons des arts de Brioux sur Boutonne
  • le 24 novembre à 10h30 : lecture du conte "Le château de sable" par la Compagnie du Mauvais genre, salle des Pas Perdus, Palais de justice de Poitiers, en partenariat avec le rectorat de Poitiers, la Direction Régionale du droit des femmes et le Collectif HF et le tribunal de Poitiers
  • le 25 novembre à 19h30 : lecture de Singué Sabour, Moulin du Marais à Lezay, en partenariat avec l'union régionale des foyers ruraux et le Conseil Régional.
  • le 3 décembre à 20h00 : débat sur la lutte contre les violences faites aux femmes, Maison des arts de Brioux sur Boutonne, en partenariat avec l'ADAPEI, le Planning Familial et La Maison des arts de Brioux sur Boutonne

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Jacques Pommier

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