L'EDITO DE L'EDITION 2017

Femmes du monde !

Crimes d’honneur au Pakistan, Viols collectifs punitifs en Inde, Viols et mutilations de guerre au Congo, viols rituels dans les fraternités étudiantes  sur les campus américains, excisions, harcèlements de rue, violences conjugales conduisant à la mort en France, refus de scolariser les filles dans de nombreux pays, refus des droits civiques et citoyens dans de nombreux pays….. : Nous sommes bien en 2017 !

Le contrôle du corps des femmes donc la place de celles-ci dans la société à travers le monde ont été et sont l’objet de scandales, d’exploitations et de violences et d’inégalités…….

Appelons « un chat, un chat » : ce sont des crimes résultant de l’organisation patriarcale de notre société, perpétrés sur l’ensemble de la planète et ce depuis la « nuit des temps » !

Les mythes de l’impureté de la Femme ont été étalés de l’Antiquité à nos jours. Dans tous les pays le contrôle –social, religieux, domestique, culturel - du corps des femmes a toujours été un enjeu majeur. Ainsi, à force d’être privées de leurs corps, et par conséquent des droits, les femmes et les êtres humains assimilés aux femmes, ne sont plus autorisés à exister qu’à travers l’Homme et la société organisée par, pour et à travers le modèle dominant masculin.

Partout à travers le monde, des femmes se battent, refusent l’exploitation, le déni de leurs droits et le contrôle de leur corps, donc de leur vie.

C’est à ces femmes que le Festival Impulsions donne la parole

C’est à ces femmes organisées ou non en mouvement, que le Festival veut rendre hommage

Ce sont ces hommes qui luttent contre ces inégalités auprès des femmes que le Festival veut vous faire connaître.

Notre ambition : alimenter le débat, favoriser la prise de conscience et encourager la construction d’alternatives afin de continuer la lutte pour éradiquer de la planète les discriminations liées à l’appartenance à un sexe.

L’édition 2017, 10ème édition du Festival Impulsions, se veut internationaliste car les inégalités sont universelles et sans frontière.

 

L'EDITO DE L'EDITION 2016

FEMMES, SEXUALITES, PLAISIRS…..

 

La Sexualité en général et ses manifestations collatérales en particulier – le désir, l’amour, les jeux de séduction – remontent aux origines. Leurs représentations mettent en scène l’acte charnel dès Adam et Eve, et bien avant l’invention de l’écriture, par des peintures rupestres, des sculptures… L’histoire de la sexualité est intimement imbriquée dans celle de l’humanité, en tout lieu, tout temps, toutes civilisations.

Elle s’inscrit dans l’histoire de la domination masculine et de l’émancipation des femmes. La « sexualité » des femmes a connu une lente mais croissante autonomisation. Grâce aux méthodes contraceptives, elle se distingue progressivement de la procréation, puis de la conjugalité.

Toutefois, l’asymétrie des rôles persiste malgré le rapprochement des expériences sexuelles hommes-femmes : la division sexuelle du travail dans le couple et la parentalité, tout comme le désir sexuel féminin, sont toujours largement ignorés.

Le Sexe des femmes est probablement la partie du corps humain la plus maltraitée. De ses dénominations devenues des insultes –le Con !-, aux nombreuses agressions subies, le parcours historique du sexe et de la sexualité des femmes en témoigne. Les mots, les coups, l’indifférence, les contre-vérités, les violences, les tortures, la course au paraître…..

S comme Soumission, Sacrifices, Souffrances, Sévices…

S comme Saleté, Salope, aSSaSSinat …

S comme  Silence, surdité dès qu’il s’agit du plaisir sexuel…

S comme Social et constructions Sociales….

Non, le sexe de la femme n’est ni aliénable, ni amputable,  ni morcelable.

Au-delà de l’indignation face à ce « maSSacre de l’intime »,

Le Festival Impulsions vous propose de faire un rêve : Libérer le Sexe des femmes !!!!

S….. comme senteurs, saveurs, seins, sensorialité, sensualité, sensibilité, sécrétions, sucreries, salives, séduction, spectacles, sourire, sublimation, sexualitéS……

Oui, le sexe des femmes Sent bon !

Oui, le sexe des femmes est poilu !

Oui, le sexe des femmes est beau !  Nul besoin d’ornement, ou de chirurgie !

Oui, le sexe des femmes est multiple ! Nul besoin de modèle, ou de morphologie vulvaire stéréotypée.

Le sexe des femmes ne doit plus avoir peur !

Le sexe des femmes est rieur, gai et joueur !

Les attitudes à l’égard de la sexualité ne sont-elles pas inscrites dans une histoire sociale longue où chacune et chacun à sa place dans l’ordre des sexes et qui reproduit des schémas bien éloignés de ce qui devrait être l’égalitarisme amoureux entre les sexes.

Alors interrogeons-nous, analysons, échangeons sur cette construction sociale de la sexualité : « la Sexualité ne s’explique ni par la sexualité ni par la biologie »…..

L'EDITO DE L'EDITION 2015

« De la mixité à l’égalité »

L’édition 2015 du Festival Impulsions est l'occasion d’aborder le débat sur les notions d’égalité et de mixité hommes-femmes. La mixité permet-elle d’accéder à l’égalité ? L’égalité femme-homme permet-elle une vraie mixité ?

Notre militantisme féministe nous amène à nous ré-interroger sur la notion de mixité. Dans son emploi premier, le terme de mixité s’appliquait essentiellement à la coexistence des deux sexes. La mixité a sans doute permis d’avancer vers l’égalité, mais comment ne pas s’interroger sur ces termes d’égalité et de mixité  eu égard aux débats actuels dans notre société. En effet si l’égalité entre les femmes et les hommes reste un combat largement partagé, la mixité semble  en effet remise en cause.

Cette édition du Festival propose de réfléchir et débatte sur la mixité de l’espace public. Peut-on vraiment parler de mixité si les personnes qui partagent un espace donné ne partagent pas cet espace sur des bases égalitaires ?

La mixité nous interroge sur les notions de complémentarité, d’égalité, de communauté, d’inter culturalité, de communautarisme, de sexisme, d’évolution, de transformation…..  Autant de notions qui traversent notre douloureuse actualité.

Faire respecter nos différences nous oblige-t-il à vivre dans des espaces différents ?

Les différences sont-elles sources de réflexion et d’évolution ?

La mixité permet-elle de confronter les différences ?

La mixité est-elle un cadre dynamique d’évolution ?

La mixité est-elle un cadre de violence d’un groupe sur un autre groupe ?

Et l’égalité dans tout ça ?

Quel sens donner à la mixité pour atteindre l’idéal de l’égalité ?

Toutes ces questions auxquelles nous nous intéressons pour progresser sur l’égalité femme-homme, nous amènent à réfléchir sur l’égalité de manière plus globale. Nous échangions avec Henri PENA-RUIZ en 2013 sur « réinventer l’humanisme par le féminisme ». L’actualité nous pousse à le faire à nouveau.

Réinterrogeons la mixité sans perdre de vue notre objectif qui est l’égalité et non la complémentarité. Le respect des différences ne peut se faire que dans un cadre égalitaire. Et ce respect des différences ne peut se faire qu’avec la ligne de mire de l’intérêt général et non des intérêts particuliers mis les uns à côtés des autres.

L’ambition de l’édition 2015 sera d’ouvrir le débat sur : comment la mixité s’articule autour d’une  série de valeurs qui lui sont proches et intrinsèques : l’égalité, la liberté, la laïcité et la citoyenneté.

Texte rédigé par Christine Antoine

 

L'EDITO DE L'EDITION 2014

"Mâle-Femelle ou la manipulation des corps"

 

Corps exposés, placardés, utilisés, malmenés, maltraités, dominés…

Corps sexualisés, achetés, hiérarchisés, consommés…

Corps formés, déformés, morcelés, façonnés, normés, stéréotypés, genrés, contrôlés, réformés….

Corps modelés, remodelés, musclés, affinés, lissés, épilés….

Corps naturels ou culturels

Corps réduits à l’état d’objet

Corps représentés comme outils d’apprentissage de la soumission ou de la domination

Et si le sexisme n’existait plus ?

Texte rédigé par Christine Antoine


 

L’EDITO DE L’EDITION 2013

Féminisme et Humanisme

«Le féminisme pour réinventer l’humanisme»


Lédition 2013 du triptyque d'Impulsions Femmes est l'occasion daffirmer que l'égalité et la laïcité sont des conditions indispensables de la démocratie et du progrès social pour toutes et tous.

 

Si légalité entre les femmes et les hommes reste un combat largement partagé, les grandes proclamations et les nouvelles législations peinent à faire changer les mentalités et à inscrire leur changement dans la réalité. Il reste bien des résistances à la création des conditions de l'égalité parfaite entre les êtres humains.

Le féminisme est-il d'actualité, l'humanisme prend-il en compte dans sa réflexion, la dimension de l'oppression universelle des femmes ? Depuis des décennies, des siècles, les femmes subissent les inégalités liées à l’organisation sexuée de notre société renforcée par l’organisation sociale et politique.

Les femmes ont multiplié les luttes pour obtenir l’égalité citoyenne et l’égalité des droits, pour le droit à disposer de leur corps, conditions indispensables pour prendre leur place dans l’espace public. Les luttes féministes ont apporté des avancées remises en cause par le développement du précariat qui touche en premier lieu les femmes. Les femmes restent les premières victimes de ce système économique en crise et les revendications féministes sont plus que jamais d'actualité.

Le temps de repos pour les féministes n'est pas venu, le temps politique ne peut se passer de la vigilance et de le réflexion féministe.

Légalité et la laïcité sont des conditions indispensables de la démocratie et du progrès social pour toutes et tous. Chaque fois que nous nous revendiquons d'une quelconque posture humaniste, nous devons d'abord vérifier que cet humanisme intègre bien tous les tenants et aboutissants du combat féministe.

La situation de tumulte et de fracas, révélant un système à bout de souffle impose un changement profond de la société s'appuyant sur le combat contre le patriarcat. Penser les droits humains, c'est d'abord intégrer le principe de stricte égalité de toutes et tous dans tous les domaines. Cela implique qu'il nous faut, autant que nous sommes, combattre toutes les situations d'oppression et de domination et de changer les systèmes organisés autour de ces dominations.

Le féminisme est plus que jamais d'actualité car il se fonde sur la réalité des injustices spécifiques et systématiques faites aux femmes en tant que femmes ; le féminisme sous-tend tout ce que tous les acteurs politiques, économiques et sociaux, à commencer par nous-mêmes, ici-même, doivent mettre en œuvre au plus vite et durablement pour supprimer ces injustices.

Le féminisme explique :

  • que les femmes souffrent de manière systématique d’une oppression sociale et politique en raison de leur sexe

  • que cette injustice s'ajoute à d’autres types d’injustices dont les femmes souffrent en raison de leur appartenance à d’autres groupes - minorité religieuse, nationalité opprimée, classe sociale exploitée...

  • que, par conséquent, l’intérêt commun de toutes les femmes consiste à supprimer l’injustice dont elles souffrent en raison de leur sexe.

Le féminisme traque les préjugés de l'infériorité des femmes.

Le féminisme est une façon de nommer un mouvement militant actif sans frontières ni exclusifs qui utilise – quand il est sincère – toutes les voies et les manières d’imposer l’égalité absolue entre les hommes et les femmes dans tous les domaines : éducation, culture, vie au quotidien, travail, politique et économie.

Le féminisme est donc un mouvement humaniste dans le sens qu’il milite et agit pour la stricte égalité de l’accès à tout humain aux mêmes droits à la liberté, au libre arbitre et à la liberté d’expression, à la tolérance, au respect, à la stricte égalité des droits – et des devoirs.

On ne peut dissocier humanisme et féminisme. Peut-on dire que toute pensée humaniste qui n’intégrerait pas d’entrée de jeu la stricte égalité des genres (des « sexes ») ne serait pas à proprement parler humaniste ? Le féminisme – aussi longtemps que la réalité l’impose – serait le préalable à toute considération humaniste acceptable, digne d’intérêt.

« Légalité entre les femmes et les hommes est une question de droits humains et une condition de la justice sociale, elle est aussi un préalable indispensable et fondamental de légalité, du développement et de la paix. Un nouveau partenariat fondé sur légalité entre les femmes et les hommes est une condition dun développement durable axé sur la population »

4ème conférence mondiale sur les femmes. 1995.

Combattre les stéréotypes sexistes au nom de l'humanisme. Les stéréotypes sexuels représentent et imposent un rapport déséquilibré entre les deux groupes de sexe et perpétuent des représentations du masculin et du féminin qui participent à la reproduction d’une société inégalitaire entre femmes et hommes.

Si les femmes sont bel et bien, en tant que catégorie sociale, victimes d’une discrimination systémique fondée sur le sexe, hommes et femmes se voient enfermés, positionnés, définis par les stéréotypes sexuels.

Les stéréotypes nous formatent très tôt. La Belle au Bois Dormant – la femme - dort et attend l'homme-héros qui la réveille et la soumet à ses seules volontés ; Barbe Bleue tue ses femmes parce qu'elles lui désobéissent.

L’usage récurrent et abusif des stéréotypes qui formatent et imprègnent la vie des femmes limite leurs capacités à résister aux pressions, alors qu’il fournit aux hommes des interprétations toutes faites pour justifier la place prédominante qu’ils occupent, pour maintenir leurs privilèges et restreindre l’univers des possibles pour les femmes.

Les stéréotypes sexuels et sexistes, expressément discriminatoires vis-à-vis du groupe des femmes et de leurs expériences, entrent en contradiction avec les principes égalitaires et humanitaires.

L’éradication des stéréotypes sexuels demande l’élaboration, la diffusion et l’adoption d’une perspective critique des rapports de sexe et des processus sociaux et culturels sexués et prédéterminés qui interviennent dans la construction des identités de sexe.

Questionner l’organisation du travail dans l’entreprise, l’organisation et le partage des tâches à l’intérieur des familles, nos modes de garde, réfléchir, analyser, confronter, inventer des nouveaux possibles en terme d’insertion sociale, économique et professionnelle des femmes : voilà l’ambition d’Impulsions Femmes.

Texte rédigé par Henri Pena-Ruiz


L’EDITO DE L’EDITION 2012

Genre et égalité professionnelle, sociale et familiale

« Résistances et combats »

 

Si l’égalité entre les femmes et les hommes reste un combat largement partagé, les grandes proclamations et  les nouvelles législations peinent à faire changer les mentalités ou à inscrire leur changement dans la réalité

Les faits sont connus et têtus :

Les femmes continuent de gagner 27% de moins que les hommes

82% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes

60% des enfants de moins de trois ans  sont gardés par les femmes

Les femmes assurent 80% du noyau dur de la vie familiale (vaisselle, courses, ménage, lessive, soins matériels aux enfants)

70% des chercheurs sont des hommes et pourtant les femmes ont de meilleurs résultats universitaires

82% des député-es sont des hommes

Les femmes vont à l’école, elles représentent 60% des diplômés,

elles ont des enfants quand elles le veulent !

Dans la loi, dans les têtes il semblerait que l’égalité soit acquise,

dans les faits, dans la pratique quotidienne, l’égalité n’existe pas.

Bienvenue dans la vraie vie des femmes !

“Super maman, super woman, super bombasse”

Nous  nous construisons sur l’inégalité des représentations des femmes et des hommes et avec l’accablante persistance des assignations identitaires encore très présentes dans l’éducation, l’entreprise et  la famille.

Les hommes sont représentés dans le monde des acteurs ayant prise sur le monde, ils gèrent le monde.

Les femmes sont représentées dans la sphère des émotions et dans un rapport au foyer, elles gèrent les agendas.

Aujourd’hui 82% des femmes travaillent

Même si elles travaillent, elles doivent s’occuper du bien être psychique de l’enfant et de l’organisation de la sphère familiale dont elles ont à 70% la charge. La plupart du temps elles ne sont pas décisionnaires dans l’entreprise.

Les femmes sont bombardées par des injonctions normatives permanentes :

  • Injonctions corporelles : les filles ont un corps et ne peuvent y échapper, et ce corps est socialement déterminé.
  • Injonctions sociales où l’enfant est centré sur la mère et vis versa
  • Injonctions normatives de culpabilité : «  travaille et débrouille toi »

Les stéréotypes sexuels représentent et imposent un rapport déséquilibré entre les deux groupes de sexe et perpétuent des « idéaux » de sexe et une représentation dichotomique des modèles qui participent à la reproduction d’une société inégalitaire entre femmes et hommes.

Les hommes comme les femmes se voient enfermés, positionnés, définis par les stéréotypes sexuels.

Toutefois il importe de reconnaître qu’au-delà des problèmes d’images et de conformité rencontrés par l’un et l’autre sexe, ce sont les femmes qui, en tant que catégorie sociale, sont victimes d’une discrimination systémique fondée sur le sexe.

Dans les faits, l’usage récurrent et abusif des stéréotypes qui formatent et imprègnent leur vie, limite leurs capacités à résister aux pressions, alors qu’il fournit aux hommes des interprétations toutes faites pour justifier la place prédominante qu’ils occupent, maintenir les privilèges et restreindre en retour, directement ou indirectement, l’univers des possibles pour les femmes.

Les stéréotypes sexuels et sexistes, expressément discriminatoires vis-à-vis du groupe des femmes et de leurs expériences, entrent en contradiction avec les principes égalitaires de notre société.

L’éradication des stéréotypes sexuels demande l’élaboration,  la diffusion et l’adoption d’une perspective critique des rapports de sexe et des processus sociaux et culturels sexués  et prédéterminés qui interviennent dans la construction des identités de sexe.

L’ambition du triptyque 2012 d’Impulsions Femmes est de créer des lieux et des moments de réflexion autour de thèmes suivants :

  • l’organisation sociale du travail a-t-elle un influence sur l’organisation sociale de la sphère privée? si oui, quelles  formes d’organisation sociale du travail favoriserait l’évolution des rapports sociaux de sexe. Quelle place l’économie sociale et solidaire peut-elle prendre dans ce débat ?
  • L’école, le matériel pédagogique, les albums de littérature enfantine, les jouets  participent-t-ils à l’élaboration du genre ?

Questionner l’organisation du travail dans l’entreprise, l’organisation et le partage des tâches à l’intérieur des familles, nos modes de garde, réfléchir,  analyser, confronter, inventer des nouveaux possibles en terme d’insertion sociale, économique et professionnelle des femmes :  voilà l’ambition du triptyque d’Impulsions Femmes.

Texte rédigé par Christine Antoine


L’EDITO DE L’EDITION 2011

Monstres et Merveilles

 

Qui sème le trouble en 2010... récolte... Monstres et Merveilles en 2011! La quatrième édition sera une tempête de Monstres et Merveilles! 
En réflechissant aux normes du masculin et du fémininn en se penchant sur les sexualités plurielles, sur la multiplication des identités, des réalités.. nous souhaitons ouvrir d'autres possibles à chacune et chacun de nous.


Les Monstres, ces êtres dont la conformité s'écarte des normes culturelles de son sexe ou de son genre, ces êtres fantastiques des légendes.. Les Merveilles, ces êtres qui se distinguent et provoquent l'admiration et l'étonnement. Alors allons y, prodiges, Merveilles, Monstres: voilà le menu que propose Impulsions Femmes en 2011.. Tronsformons nous, toutes et tous, en Gargantua. 
Osons la métamorphose, comme Orlando et le temps d'un festival, passons de la rigueur des pantalons à la séduction des jupons et vis versa.


Appareillons, la tempête peut se lever, nous sommes prêt-e-s. Nombreuses et nombreux nous serons « à tirer des bords » et ensemble nous arriverons à bon port. 
Marraine de cette 4ème édition du Festival Impulsions, Juliette, la chanteuse.

Texte rédigé à deux mains par Claude Ducornezt et Christine Antoine


L’EDITO DE L’EDITION 2010

Le Trouble

"Si je devais être l'avocat de ce mot, je soulignerais d'abord la non-violence de son essence, qui prédule peut-être à de grands bouleversements, mais ceci ne le regarde pas.

Le trouble ne fait que questionner. ce n'est pas un pavé dans la mare, ce sont des ronds dans l'eau! Il peut être amusant et profond comme un jeu d'enfant (on aurait dit que je serais..) Il est l'indénifissable couleur des particules en suspension, il n'est pas tout à fait propre.

Il anarchise discrètement l'ordre établi. tout ce qui est limpide est sa victime (...) Il déterre l'enfoui et le secret, il enseveli le sûr et le certain. Il est comme la "chanson bien douce" de Verlaine, "un frisson d'eau sur de la mousse". Voila, le trouble est un frisson, un éxitant baiser sur la nuque de la métaphysique"

Texte rédigé par Juliette, chanteuse et marraine du festival dans sa 3ème édition, à propos du mot "trouble".

 


L’EDITO DE L’EDITION 2009

Pour sa 2ème édition, le Festival Impulsions vient construire un espace, qui ne soit pas celui d'une consommation de la culture, mais celui d'une rencontre, d'un croisement entre artistes, travailleurs sociaux et population afin d'inventer ensemble tous les possibles.

Certes les spectacles que nous proposons sont des spectacles de qualités, répondant à une éxigeance artistique (Juliette, Les Monologues du Vagin, Gender conférence..) Néanmoins c'est à travers une démarche citoyenne que nous vous invitons à fêter la jounée internationale de la femme.

Réinventons ensemble les possibles et essayons de trouver des alternatives à des situations qui nous semble, pour l'heure actuelle, agonisantes.

Si Impulsions Femmes a un objectif, c'est bien celui de proposer, à travers une culture pertinente et accessible à tous, un lieu de dialogue et d'échange libre, afin de nous exercer à notre capacité de contestation citoyenne.

Texte rédigé par Mary Léaument